vendredi 20 avril 2007

Politic Academy : Je vote utile, je vote Bayrou

Jeune de droite, encarté à l’UMP et militant actif, j’estime, pour avoir testé Nicolas Sarkozy en tant que président de mon parti, que ce candidat n’a pas les compétences pour être chef de l’Etat : instable, menteur, girouette dans ses propositions, clanique, il ne me semble pas apte à être le Président de tous les français, mais seulement de lui même.

Pire, il use de méthodes d’intimidation envers ceux qui expriment une opinion contraire à la sienne, et développe des thèses dangereuses et contraire à l’humanisme, une valeur qui caractérise notre pays depuis la Révolution Française de 1789, mère de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen figurant au Préambule de notre Constitution.

Pour toutes ces raisons, développées depuis 15 jours à travers ce blog, je fais le choix raisonné de voter utile, et donc, de voter BAYROU. Et vous ?

Dimanche, c’est à nous tous de décider de l’avenir de la France : ALLEZ VOTER !


Le poids des mots, le choc des urnes : Macé-Scaron confirme avoir été kärcherisé

L’ancien directeur du Figaro Magazine et célèbre éditorialiste de droite Joseph Macé Scaron, passé à Marianne, était reçu ce lundi 16 avril sur RTL.

Il confirme les menaces portées par Nicolas Sarkozy à l’égard des journalistes : doigt pointé, « on se souviendra de toi », « on te cassera », et ajoute que c’est précisément pour cela qu’il a été démissionné du Figaro, « pour avoir refusé de tailler des pipes à monsieur Nicolas Sarkozy ».


Politic Academy : Sarko se voit déjà en haut de l'affiche

Ce soir, l'ensemble des adhérents de l'UMP ont reçu, par un mail envoyé par Brice Hortefeux, une invitation à participer... au meeting de Nicolas Sarkozy à Bercy, dans l'entre-deux tours !

Voilà un candidat très fair-play, qui n'attend même pas l'avis des électeurs pour lancer sa mobilisation. Aurait-il peur de manquer de monde ? Ou est-ce seulement un gros goujat peu respectueux des électeurs ?

Quoi qu'il arrive, c'est vous qui décidez, alors dimanche, ALLEZ VOTER !

La Vache qui rit : Un flic à la maternelle

Politic Academy : c'est VOUS qui décidez !

Après Jean-Marie Colombani dans Le Monde d’hier, c’est Laurent Joffrin qui, par son édito "Voter = décider", dans Libération, s’est adressé aux électeurs indécis, pour les inciter à ne pas voter pour François Bayrou : « Bayrou ? C'est fou ». Cette charge s'explique par la volonté de Laurent Joffrin d'assurer un second tour Sarko-Ségo :

« Si l'on vote Bayrou, c'est qu'on décide, vraiment, de faire disparaître la gauche dès le premier tour pour la deuxième fois de suite, autrement dit de la rayer de la carte. S'il y a un message, il est clair : adieu gauche, socialisme, réforme sociale incertaine mais généreuse, lutte contre le libéralisme débridé, humanisation historique du capitalisme. Place aux gestionnaires, qui parlent avec raison de la dette et des déficits mais qui ne prévoient pas grand-chose pour les oubliés du redressement économique, si redressement il y a. Tout un pan d'histoire, défilés Bastille-République, drapeaux écarlates et chants fraternels renvoyés au musée. Mais l'avenir a parfois besoin du passé, serait-il couleur sépia. D'autant que le mandat de Royal, au second tour, ne consistera pas à rétablir le vieux socialisme. Mais à le dynamiter. »

La presse, normalement, est censé informer les lecteurs, analyser les faits, émettre des opinions. Depuis hier, elle s’estime en droit de choisir les candidats à la présidentielle, et joue sur la peur d’un 21 avril bis pour diaboliser François Bayrou, et favoriser Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Attention, je ne suis pas pour la suppression des éditos et des papiers d’opinion. Simplement, quand on dit expressément aux lecteurs de ne pas voter pour un candidat, on n’exprime déjà plus son choix personnel, mais on participe à une vaste opération de manipulation, en usant de la culpabilité.

Et si c’est ce que veulent les électeurs ? Et si les électeurs ne veulent pas du socialisme ? Et si ils sont de droite ? Ou du centre ? Pourquoi les diaboliser ? Il est impératif, dans une démocratie, de les laisser s'exprimer.

La presse doit respecter les institutions, qui ont donné, dans la Vème République, un choix aux électeurs autre que le bipartisme. Si François Bayrou est élu, il disposera d’une dynamique propre à lui accorder une majorité en juin prochain, et sera tout à fait apte à gouverner, contrairement à ce que répandent les médias, voix officielles des candidats du PS et de l’UMP.

La presse ferait mieux de s’interroger sur les véritables raisons pour lesquels les candidats de droite et de gauche ne font pas le plein de voix dans leur camp, car ce sont bien les deux grands partis qui, en choisissant ces candidats qui ne rassemblent pas, ont fait émerger François Bayrou.

Qu’a fait la presse au moment des primaires au PS et à l’UMP ? Elle a surmédiatisé Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qui ont ensuite été désignés, justement parce qu’ils apparaissaient, dans la presse, comme les seuls capables de faire gagner leur camp.

La presse est co-responsable, avec les deux grands partis, de la situation qu’elle dénonce aujourd’hui. Alors ne vous laissez pas manipuler une fois de plus. Dimanche 22 avril, exprimez votre voix : c’est VOUS qui décidez !

La Vache qui rit : Sark Wars

Le poids des mots, le choc des urnes : Sarko ne s'assume pas !

Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle, a déclaré jeudi qu'il ne se déplaçait pas "avec des cars de CRS", en réponse à une question sur la présence policière autour de la station RMC dont il était l'invité.

Alors qu'un auditeur et le journaliste de la station faisaient état de la présence de quatre cars de police et de voitures enlevées devant le siège de la radio, Nicolas Sarkozy s'est exclamé : "J'y peux quoi?"

"Cela n'a rien à avoir avec moi, je ne suis plus ministre de l'Intérieur (...) Je ne viens pas avec des cars de CRS", a-t-il dit.

"Ces CRS ne sont pas venus pour moi. Je ne sais pas quel est le programme des manifestations aujourd'hui (...) Je n'ai donné aucune instruction, je ne suis responsable de rien", a-t-il ajouté en observant que RMC était située à proximité de la porte de Versailles avec "des événements tous les jours".

"Laisser penser que je fais cerner RMC parce que je suis là, ce n'est pas gentil", a-t-il conclu.

Juste une question pour Nicolas Sarkozy : c'est quoi, ça ?



Paris, 55 rue la Boétie - Siège de l'UMP

Politic Academy : polémique en préfabriqué

Je hais les bien-pensants. Depuis quelques jours, ils se sentent investis d'une nouvelle mission, et clament à qui veut bien l'entendre que c'est scandaleux d'imaginer diffuser les résultats sur le web à partir de 18h.

Certes, la loi prévoit que ce soit à 20h, et il faut respecter la loi, ne voyez pas en moi un rebelle anarchiste qui vous inciterait à braver l'interdit en les publiant sur vos blogs.

Mais soyons honnêtes : qui sont ceux qui s'insurgent contre la publication des premiers résultats ? Ceux là même qui, appartenant au microcosme politico-médiatique, les auront, de par leur fonction ! Tout ça parce que le pic d'audience ne va pas leur profiter !!!

Quand ils disent que les résultats peuvent influencer le vote des derniers à se rendre aux urnes, ça peut se comprendre. Encore que. Qui sont les derniers à ce rendre aux urnes, après 18h ? Pour une majorité, ce sont des urbains qui rentrent de promenade ou de week-end. Là où, à priori, ils n'ont pas accès au web. Perso je ne suis jamais allé au parc avec des enfants et… mon ordinateur WI-FI.

Et quelle est la proportion de ceux qui ont le 3G et qui surfent sur le web depuis leur téléphone portable et qui dans le même temps n'auraient pas déjà votés ? De même, à combien de voix se montent le nombre de gens qui iront regarder les résultats partiels avant de se rendre aux urnes ? On ne se ferait pas des nœuds au cerveau, là, par hasard ?

D'autre part, et c'est là que ça m'amuse. Certains de ces bien-pensants ont même déclarés que c'était inéquitable que les internautes puissent être mieux informés que ceux qui n'ont pas internet. Revoilà le serpent de mer de la fracture numérique… malheureusement très mal utilisé.

D'une part, les internautes ont toujours plus d'offre que ceux qui n'ont pas internet, quel que soit le sujet, étant donné qu'internet est précisément quelque chose de plus que de ne pas l'avoir. Voilà pour la lapalissade que m'ont forcé à écrire ces bien-pensants, rien que pour ça je les hais.

D'autre part –et c'est là le plus drôle- je m'estime, bien qu'internaute, traité de manière inéquitable par rapport aux rédactions qui elles auront les résultats. Comment ça elles en ont besoin pour travailler ? Je m'en fiche complètement, c'est inéquitable ! Bref, vous en voulez encore des arguments débiles ? Nan parce qu'à ce jeu, je suis très fort.

Enfin, et pour terminer, tous ces bien-pensants sont les premiers à appeler leurs réseaux pour avoir « la tendance ». Et n'importe qui en mesure d'avoir des infos iraient à la pêche, c'est complètement naturel. Aussi mêler la démocratie à cette lutte pour l'audience, venant de ces journalistes, c'est tout de même l'hôpital qui se fout de la charité.

Voilà pourquoi, dimanche, je vais couper la poire en deux. Je ne vais pas crier avec la meute à ce scandale fictif mêlant la démocratie à une simple lutte d'audience –bien que je me réjouisse qu'une fois de plus internet soit au centre de la campagne électorale- mais je ne vais pas non plus publier les résultats sur mon blog –non par idéologie, mais parce que je ne serai pas en mesure de vérifier les rumeurs. Et donc… je me contenterai d'aller surfer sur les sites européens !!!

Le poids des mots, le choc des urnes : no comment !

Langue de pute : Le blog de Maryline (2)

Eh oui, je n'ai pas pu m'empêcher de retourner visiter le blog de Maryline.

Rappelez vous, la miss-qui-retouche-sa-photo-sous-Photoshop est une Sarkofan, est toute émoustillée qu'on lui réserve un bout de table derrière le rideau d'une salle de meeting pour bloguer : elle adore le back-office, c'est un peu son kif à elle. Pourquoi pas…

Mais voilà, il y a un bug : Marilyne n'aaucun sens politique. Dans son petit cerveau, cette case vide ressemble à un souffle d'air, et Marilyne, ballottée par le tourbillon, suit le sens du vent. Pour elle, c'est être tendance. Souci, c'est aussi être con et mouton. La preuve par l'exemple : Dans sa dernière note, Marilyne-la-Sarkofan a rédigé un puissant hommage à Arlette… candidate d'extrême gauche !

Marilyne déclare ainsi à ses lecteurs : « On peu ne pas partager toutes ses idées trotskistes mais reconnaitre son action et sa force de caractère. »

Commençons par le détail, pour respecter la ligne éditoriale du blog de Marilyne. Donc, en français, le verbe pouvoir prend un T à la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif. En même temps pas étonnant qu'une sarkozyste ne sache pas conjuguer le verbe « pouvoir »… Passons ensuite à l'essentiel, en analysant le sens de cette phrase. Euh… Si je lis bien, il y aurait, selon Marilyne, de bonnes idées trotskystes ??? Accrochez vous, on va se marrer !

Passons donc au « J'aime-J'aime pas ». J'apprends à ma grande surprise que Marilyne aime la prise de position d'Arlette sur les licenciements. Ah bon ? Marilyne sait-elle qu'Arlette appelle à les interdire, une position contradictoire avec celle de Nicolas Sarkozy, candidat de Marilyne, et très accessoirement contraire aux valeurs de la droite ?

Sur le logement, elle affirme aimer « l'idée que l'effort de construction de logements sociaux ne devrait pas générer du profit pour les entreprises de BTP ».

Depuis quand, les entreprises ne doivent plus gagner d'argent avec les marchés qu'elles emportent ? N'ont-elles pas droit à une juste rémunération du travail fourni ? Et pourquoi juste pour le logement social ? Avec ce type de déclaration, qui va accepter de se porter candidat à la construction ? Des entreprises de moindre qualité ? Ou alors seront-elles réquisitionnées ? En somme, quid de leur liberté d'entreprendre ? Marilyne, à droite, on aime la liberté. C'est même une de nos valeurs essentielles !

Encore une citation de ce que Maryline aime : « Son petit côté rebelle et ses petites phrases cultes: "le grand capital", "travailleuses, travailleurs" .... »

Bon, pour commencer une fois de plus par le détail, ce sont des expressions, et non des phrases. Toujours ce problème de français chez notre amie à seins à propulsion avant… Oui, ça s'appelle un cliché, mais admettez qu'elle a du mal sur le vocabulaire la petite.

Sur le fond, si Marilyne aime les rebelles alors… Mais est-ce bien rebelle ? Définir ces expressions comme chic parce qu'elles font partie de notre paysage politique depuis 6 présidentielles, ça fait surtout bo-bo tout ça. Marilyne serait-elle de gauche ?

Attention, ne tombons pas dans la caricature, Marilyne n'aime pas tout chez Arlette. Par exemple –car Marilyne propose 3 exemples-, elle n'a pas aimé « lorsqu'en 2002 elle n'a pas appelé à voter Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen . ». Forcément, Marilyne. Arlette est une extrémiste, elle n'a aucun intérêt à appeler à voter pour un candidat républicain.

Arlette veut la révolution, pas le pouvoir. Elle se fiche bien de qui l'emportera, son projet est tout autre, puisqu'il consiste en la destruction massive de nos institutions et de notre société. Pour la remplacer par des trucs vachement moins sympas, déjà testés du côté de l'Est, par là… Peut être faudrait-il ouvrir un livre d'histoire, un jour, Marilyne…. Que faisais tu l'année du bac ? Dégradais-tu les tables du lycée Carnot au typ-ex ?

Exemple 2 cité par Marilyne : « Qu'elle refuse les alliances avec les autres partis politiques de l'extrème gauche, même si elle partage leurs idées. C'est le cas notamment pour les législatives à venir où elle s'oppose à une alliance avec la LCR. (cf affiche de 1994 où ils faisaient meeting commun) ». Marilyne, LO et la LCR ont fait meeting commun plus récemment qu'en 1994. Par exemple –je vais fonctionner comme Marilyne - lors de la campagne référendaire, en 2005…

Enfin, et là c'est énorme donc je termine avec, ce qui chiffonne Marilyne chez Arlette, c'est qu' « elle définit elle même dans son discours de hier au Zénith son programme présidentiel de 2007, comme un programme de "défense des travailleurs". Toujours cette lutte d'une classe contre une autre ... ». Marilyne, dans la rubrique « J'aime », a pourtant mis le slogan « travailleurs, travailleuses »… Alors Marilyne aime-t-elle ou n'aime-t-elle pas ? Mystère et contradictions, et toujours ce vent qui tourne dans son cerveau…

Juste un rappel, au cas où vous auriez oublié : Maryline est l'une des blogueuses clés du dispositif de campagne de Nicolas Sarkozy. Ca vous en dit long sur le niveau politique de ses soutiens

Je vous passe l'analyse marketing finale, à coup de thématique homme-femme en politique : à J-2, je n'en peux plus d'entendre parler de la place des femmes, de l'équilibre homme-femme, du fait qu'il faudrait selon une candidate voter pour elle parce que c'est une femme… Si vraiment vous voulez sexualiser la campagne, alors trouvez moi un trans pour pimenter un peu tout ça !

Par pitié, revenons au thème central, la politique, et éloignons nous de toutes ces questions gadgets : cette année, il y a tout de même 4 candidates à la présidentielle dont une mathématiquement présidentiable (parce que sur le fond, elle coule, oui c'est un joli jeu de mots très approprié), c'est dire si les femmes ont eu accès à la campagne.

D'ailleurs, même Marilyne a eu accès à la campagne, et en back office en plus –son kif à elle-, c'est dire si les hommes ont été courtois… Royal et Marilyne en campagne, ça ne va pas rehausser la côte des femmes en politique : heureusement qu'il nous reste Quitterie Delmas !